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Archives de la catégorie ‘Billets’

PI : un outil de protection

18 décembre 2011 par Magali LIN Pas de commentaire »

J’ai dévoré avec passion chacun des tomes de Harry Potter : lisant parfois certains 2 fois ou plus (en français puis en anglais ou inversement); j’ai été traumatisée par l’exécution brutale de Cédric Diggory; comme tous les fans, j’ai lu (une nuit de Noël : c’était mon cadeau) fiévreusement et d’une traite les « Reliques de la mort »; je connais les formules magiques, mais je ne suis qu’une moldue.

J.K. Rowling, mère de famille célibataire (ou divorcée?), a écrit ses premiers romains dans un café : il y faisait plus chaud que chez elle, où elle était, paraît-il, obligée de gérer le chauffage à l’économie. C’est une belle histoire, parce que Harry Potter lui a permis, par la suite, de n’avoir plus besoin d’économiser sur le chauffage.

La question ne s’est jamais posée de savoir si le café où elle se réfugiait était propriétaire de ses droits d’auteur ; quand bien même le tenancier du café en question lui aurait-il prêté (ou même donné) le papier et les crayons nécessaires à son écriture.

Les droits d’auteur de ses romans appartiennent à J.K. Rowling et cela ne fait pas un pli !

D’une manière générale, interrogeons nous sur la performance des industries liées à l’art (musique, cinéma, photo, audiovisuel, …) sans la protection liée aux droits d’auteur. Télécharger illégalement de la musique paraît anodin ; mais n’est-il pas paradoxal de demander à un artiste de créer tout en mourant tranquillement de faim ? C’est là un des enjeux essentiels de la propriété intellectuelle (PI): elle permet simplement à celui qui crée de vivre des fruits de son travail. Souvent, un artiste consacre sa vie à so oeuvre… certains en meurent.

« Sans la propriété intellectuelle, n’importe qui peut copier n’importe quoi ».

La PI s’étend à beaucoup de domaine, notamment à celui des logiciels ou programmes informatiques. Le logiciel est un bien immatériel très particulier, fruit d’une création intellectuelle … comme une œuvre littéraire : la loi du 3 juillet 1985 a élevé les logiciels au rang des œuvres de l’esprit. Une entreprise qui voit bafouer les droits que lui confèrent le Code de la Propriété Intellectuelle est victime de contrefaçon. Le législateur a pris la dimension du préjudice en qualifiant la contrefaçon de délit, passible notamment de:  3 ans de prison, jusqu’à 750.000 € d’amende, fermeture totale ou partielle de l’établissement ayant servi à commettre la contrefaçon.

La Propriété intellectuelle permet aussi de protéger les savoirs traditionnels, richesse non exploitée pour les communautés pauvres, qui faute de l’exercer ont vu piller leur savoir-faire traditionnel pour encore enrichir des déjà-riches.

Sans la protection de la PI, les plus faibles des innovateurs ou détenteurs d’un savoir ne peuvent se protéger et valoriser leurs efforts et sont la proie d’acteurs économiques puissants et riches.

 

L’innovation arrive rarement par hasard

29 octobre 2011 par Magali LIN Pas de commentaire »

Entendu dans un séminaire sur l’innovation : « L’innovation arrive rarement par hasard, mais résulte plutôt d’un processus interactif mis en place dans l’entreprise. »

 

A suivre…

10 avril 2011 par Magali LIN Pas de commentaire »

Extrait d’un article intitulé Crédits aux PME Cinq tendances pour 2011… et après du magazine « L’entreprise » de janvier 2011, le propos de Gérard SOULARUE (Membre de la commission financière de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris) : « Nous sommes en train de mettre en place des modules de formation pour apprendre aux dirigeants de TPE et PME à parler et négocier avec leur banquier ».

 

Réseaux virtuels : quel intérêt pour une CCI ?

15 mars 2011 par Magali LIN Pas de commentaire »

Les partis, hommes et femmes potiliques, et d’une manière générale, tous ceux qui veullent se faire élire, ont depuis longtemps, vu l’intérêt d’un outil comme Facebook pour le marketing  la campagne ; avec les résultats visibles : il y a certainement plus de visiteurs sur leur profil que de participants  aux réunions publiques. Au-delà du marketing viral, les organisations humanitaires commencent déjà à utiliser Facebook et Twitter pour lever des fonds : il m’a suffi de cliquer pour qu’un sponsor verse 1€ à Amnesty Interational et je suis sûre que des milliers d’internautes ont fait de même.  L’utilisation de Twitter a, parait-il, permis à DELL de réaliser plus de 3 millions de CA par le biais de tweets informant ses follorwers de ses promotions. Il y a aujourd‘hui un « marché des conversations », parce que les outils du Web permettent de partager de l’information pertinente très rapidement et que l’on n’a plus besoin de démontrer que l’information a un prix. Certains analystes pensent que l’ensemble des conversations visibles sur les réseaux sociaux est également source d’innovation pour les entreprises. D’ailleurs de grandes entreprises ont déjà créé des postes de community manager, dont la mission essentielle est l’écoute des membres du (ou des) réseau(x), la réponse à leurs demandes, l’analyse de leur activité sur le Web.

La croissance exponentielle de l’usage des réseaux sociaux est une parfaite illustration de la théorie du « petit monde » (développé dès 1929), qui stipule que le nombre de personnes entre deux individus pris au hasard dans le monde est d’environ 6 (cf. : http://fr.wikipedia.org/wiki/Six_degr%C3%A9s_de_s%C3%A9paration ). J’ai calculé que je suis à 3° degré de séparation de Barack Obama ,… qui ne sais même pas j’existe ! Au-delà de la plaisanterie,  les blogs et réseaux virtuels sont de formidables outils de démocratie, car ils permettent au citoyen moyen de s‘exprimer ou de défendre une cause qu’il estime juste en court-circutant les média traditionnels.

Quid d’une CCI?… Dans une organisation telle qu’une chambre consulaire, les différentes entités ont des besoins de communication différents auxquels ne répondent pas les outils actuels qui sont au mieux bi-directionnels, mais la plupart du temps, uni-directionnel, simplement de la chambre consulaire  vers le ressortissant, avec, j’imagine, un fort pourcentage de perdition. Créer et animer des réseaux ayant des communautés d’intérêt permet d’établir une vrai dynamique d’échanges entre la chambre consulaire  et ses ressortissants et entre ressortissants, avec l’objectif de rompre l’isolement de certains chefs d’entreprise (notamment de TPE) et, bien sûr, pour un petit territoire comme la Martinique, de sortir de son insularité (cf. la théorie du petit monde)… et pourquoi pas nouer ainsi des partenariats commerciaux pour s’exporter ?

 

Opportunités des réseaux sociaux pour les entreprises

par Magali LIN Pas de commentaire »

Conférence  organisée le mardi 15/03/2011, par la CCIM, à 17h30, à l’auditorium Max ELIZE – CCIM (Fort-de-France), animée par M. Loukouman AMIDOU, enseignant en web communication au CELSA**, spécialiste de la communication en ligne et chef d’entreprise.

** Grande Ecole en Communication rattachée à l’Université Paris IV (Paris-Sorbonne)

 

Alerte sur des sociétés homonymes du RSI

14 mars 2011 par Magali LIN Pas de commentaire »

Le régime social des indépendants (RSI) attire notre attention sur la pratique des sociétés homonymes qui émettent actuellement sur toute la France des bulletins d’adhésion à des services facultatifs qui peuvent susciter la confusion des assurés RSI – artisans, commerçants et professionnels libéraux – en particulier les créateurs d’entreprises.

Les sociétés qui effectuent ce démarchage sont les suivantes :

- RSI : répertoire des sociétés et des indépendants ;

- SRI : Société de référencement sur Internet.

Les courriers envoyés par ces sociétés ne proviennent en aucun cas des services du RSI et n’ont aucune relation avec sa mission de protection sociale obligatoire, couvrant l’assurance maladie et l’assurance vieillesse des indépendants. 

La direction de la communication de la Caisse nationale du RSI se tient à votre disposition pour vous fournir tout renseignement complémentaire sur cette situation communication@le-rsi.fr.

 

Du courage et de l’entreprise

21 octobre 2010 par Magali LIN Pas de commentaire »

Le Management du mois de septembre publie un dossier intitulé « Le COURAGE mode d’emploi ».

Ont notamment retenu mon attention :

- la définition du philosophe Michel Lacroix : « Le courage résulte d’une lutte entre cette partie de nous-même qui craint de se faire mal ou de déplaire, cherche le confort, fuit la difficulté, et celle qui tient bon, affronte la réalité ».

- et, dans l’article, Redresser la tête après un coup dur : « 64660 entreprises françaises ont fermé leurs portes en 2009. Un chiffre record, qui risque encore d’augmenter en 2010″. Euler Hermes SFAC, mars 2010.

Chacun ses trucs pour lutter contre les coups durs. Je sais bien que l’on n’avoue pas ses questionnements dans un monde hyper-cosmétisé où chacun avance avec sa cape de super héros (surtout sur le net), mais il m’est parfois arrivé d’entrer dans mon bureau en me demandant « aujourd’hui sera-t-il le jour où va se poser le problème que je n’arriverai pas à résoudre ? ». Mon truc est simple,  je me dis « il y a une solution, il suffit juste que je la trouve »… et jusqu’à maintenant ça a fonctionné. Parfois aussi, je m’aide d’une citation célèbre. J’aime particulièrement, de Victor Hugo, : « La vie avec le chaos des passions contraires vous attend; soyez bons, soyez vrais, soyez frères ».

Mon goût des citations vient de ce que mon père, amoureux d’histoire et de littérature, ne perdait pas une occasion de nous en évoquer une ou de nous raconter un fait d’Histoire. Quel n’a pas été mon étonnement, lorsqu’à l’âge adulte j’ai appris que cet homme affable et humaniste était « parti en dissidence » lors de la seconde guerre mondiale. Les dissidents de Martinique furent ces hommes jeunes qui ont quitté la Martinique de l’Amiral Robert, y appliquant avec rigueur la politique de Vichy sur fond de blocus anglais,  en traversant, sur de simples canots, le Canal de Sainte-Lucie ou de la Dominique pour rejoindre les îles anglophones voisines et se battre du coté de la France Libre. Une partie de son bataillon et l’essentiel de son état-major furent décimés en 1945 à Royan.

Après la guerre, cet  homme tranquille a repris simplement le cours de sa vie et s’est toujours refusé à recevoir de médaille ou à raconter publiquement ses souvenirs (malgré les sollicitations ça et là). Moi qui l’ai toujours connu comme un homme sans histoires, je n’ai jamais vraiment compris ce qui l’avait poussé à partir mettre sa vie (et donc aussi la mienne :smile: ) en danger sur des champs de batailles lointains, inconnus et froids (*). De son côté, il me dit ne pas me comprendre pour avoir pris le risque de créer une entreprise…

Dernièrement, je lui ai reparlé de ses souvenirs de guerre. Après avoir commencé à me les raconter, il a recherché dans ses papiers ses états de services et me les a donnés en disant : « tu peux les garder ». Je ne résiste pas au plaisir d’afficher ici les états de services offerts par un des derniers dissidents de Martinique.

Il y a là, bien sûr, une partie de la même fierté de Marcel Pagnol brandissant les bartavelles de « La gloire de mon Père », mais c’est aussi une manière de faire passer l’information aux générations suivantes. Inter@ctive K reçoit régulièrement des étudiants en stage. De nos conversations, il me semble que, dans leurs écoles supérieures, on ne fait pas beaucoup de place à l’éthique et au sens de valeurs : on leur enseigne la technique, la performance, le marketing relationnel, etc… ; du courage, de la confiance, de l’humain… pas beaucoup !

ML

(*) Lorsqu’ils débarquèrent sur une plage Marseille en 44, rien n’avait été prévu pour leur arrivé. La plupart du bataillon (lui y compris) a passé la nuit à marcher pour se réchauffer.

 

Hommage à Patrick Saint-Eloi

19 septembre 2010 par Magali LIN Pas de commentaire »

Mon émotion à l’annonce du décès de Patrick Saint-Eloi a fait écho à tous les hommages exprimés.

Le phénomène Kassav a été l’une des pierres de la construction de ma vie d’adulte. Dans les quelques mètres carrés de ma chambre d’étudiante, loin de mon pays natal, la magie de leur musique avait inexorablement le pouvoir de me faire ressentir du pur bonheur.  A cela s’ajoutait la fierté de voir que le zouk inventé par Kassav tournaient les projecteurs de toutes les scènes du monde vers nos poussières d’iles.

Avec tristesse,

Magali LIN

 

Mobilisation des transporteurs …suite

par Magali LIN Pas de commentaire »

Comme prévu, les transporteurs martiniquais ont obtenu gain de cause : la solution est …politique.

 

Mobilisation des transporteurs en Martinique

12 septembre 2010 par Magali LIN Pas de commentaire »

La mobilisation des transporteurs martiniquais me parait tout à fait justifiée.

En effet,  l’ « Organisation » des transports en Martinique fait que ce sont les mêmes administrations qui font peser sur ces entreprises un ultimatum quant à leur capacité financière (avec le risque de perdre les marchés déjà attribués) qui sont aussi des donneurs d’ordre dans les marchés de transports.

Or, les pratiques actuelles font que, lors des appels d’offres de marchés, les dits transporteurs tirent aux maximum leurs prix à la baisse pour obtenir ces marchés tant convoités (et nécessaires à leur survie), se livrant ainsi à des « guerres » fratricides… et dont bénéficient les donneurs d’ordre. Ajoutons à cela, qu’une fois ces marchés obtenus et exécutés, les entreprises de transports devront subir les délais de paiement du donneur d’ordre, délais qui dépassent généralement la règlementation en vigueur. Le résultat est que c’est le transporteur qui finance la trésorerie du donneur d’ordre et qui paye les frais que lui infligent sa banque. Ce qui, au final, réduit encore la rentabilité de son activité.

A dire vrai, cet état de fait profite grandement de la division de ce secteur. Tant que les transporteurs se retrouveront unis uniquement lorsqu’ils sont en difficulté, tant qu’ils continueront à établir leurs tarifs sans connaitre véritablement leurs coûts de production ou avec la crainte de vraiment les appliquer parce que le voisin va proposer moins, ils risquent de toujours tenir des rôles de marionnettes dans un jeu de marchés publics ou non.

Gageons que cette fois ci encore, ils vont obtenir gain de cause (j’écris ceci le 12/09/10), parce qu’il faut calmer le jeu et surtout qu’il y ait pas trop de vagues pour que le système continue… Les « petits » transporteurs ont leur place sur l’échéquier : celle de tenir en respect, ceux qui ont une meilleure assise financière, histoire de faire savoir à ces derniers, qu’il y en a encore 60 qui attendent derrière la porte. De toute façon, les vrais enjeux se négocient en coulisse.

« All the word a stage and all the men and women merely players … » (*). Ce monologue philosophique de Shakespeare tentait, bien sûr, de répondre au questionnement universel sur « le sens de la vie ». Mais je ne peux n’empêcher de l’utiliser (de manière plus primaire) au sujet de la vie dans la « cité Martinique ».

Magali Lin

(*) Ma traduction perso : Le monde entier est une scène de théâtre où les hommes et les femmes ne sont que de simples acteurs.